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La Banque : la sidérurgie de demain ? Entre fantasme et réalité.


La Banque : la sidérurgie de demain ?

L’impact des mesures de confinement sur l’économie française sera significatif. Pour les banques de détail, qui ont été en première ligne pour soutenir l’économie, la crise liée au Coronavirus va renforcer la tendance déjà amorcée en 2019 de la lente érosion du PNB, associée à une forte hausse du coût du risque. Les taux bas devraient se maintenir durablement, les commissions diminueraient du fait d’une baisse des ventes et des flux ; et malgré les impacts positifs des PGE sur la marge d’intérêts, les répercussions de la crise vont impacter la production de crédit immobilier et consommation.

Cette situation accroît la tension sur les réseaux bancaires qui doivent initier des réflexions sur leur modèle de distribution afin d’en faire un véritable levier de performance. Trouver le bon équilibre entre baisse des dépenses et développement du PNB devient primordial. Au-delà de la nécessaire révision des leviers de croissance de PNB, les banques vont rechercher rapidement des optimisations de coûts susceptibles d’améliorer rapidement le RBE. Etant donné que plus de 70% des coûts de la banque de détail sont liés à ses effectifs, le secteur va-t-il subir une réduction drastique de ses effectifs ? On promet à la banque le devenir de la sidérurgie depuis des années, alors qu’en est-il ? Passons en revue les leviers de réduction de coûts en commençant par le maillage.

La France présente une densité bancaire hors norme par rapport à ses partenaires européens

La France affiche une des densités bancaires les plus hautes d’Europe, avec en moyenne une agence pour moins de 2000 habitants. Par ailleurs, en France, la baisse du nombre de points de vente au cours des dix dernières années est restée très modeste (figure 1).

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